Les politiciens et les moyens contre l'islamophobie mais pas contre la chrétiennophobie

La différence entre tuer 148 chrétiens au Kenya et 50 musulmans en Nouvelle-Zélande

Vendredi dernier, dans la ville de Christchurch (Nouvelle-Zélande), deux mosquées ont été attaquées par un terroriste armé d’armes à feu, qui a tiré sur tous ceux qui s’y trouvaient.

Genocide in Nigeria: Over 6,000 Massacred Christians and Media Silence in the West
Christianophobia: 33 Muslim countries are among the 50 that most persecute Christians

Un crime horrible dont la victime d’un jeune âge n’avait que 3 ans

Le terroriste a tué 50 personnes, dont un garçon de 3 ans, Mucad Ibrahim. L’assassin, Brenton Tarrant, a retransmis les crimes en direct sur Facebook, une vidéo que des millions de personnes ont vue et qui montre le criminel entrant dans l’une des mosquées et tirant avec des armes à feu contre tous ceux qui se trouvaient à l’intérieur. Ce massacre mérite le rejet de toute personne décente. J’espère que tout le poids de la loi revient à Tarrant et qu’il est incarcéré dans une prison dont il n’est jamais autorisé à sortir: en Nouvelle-Zélande, heureusement, il existe une peine à perpétuité pour punir les crimes les plus graves.

Le journal The Guardian indique le Parti conservateur du Royaume-Uni

Comme il ne pouvait en être autrement, il y a eu dans le monde entier des gestes de rejet de ce massacre, de la part des dirigeants politiques et des médias, aux chefs religieux de différentes confessions. Certaines réflexions que j’ai lues ont attiré mon attention. Le journal progressiste britannique The Guardian a publié un article signé par H.A. Hellyer, auteur musulman, a pour titre: «Il faut confronter l’islamophobie qui a conduit à la fusillade de Christchurch», dans laquelle l’auteur affirme: «Chaque fois que nous nions la menace du bigotisme anti-musulman ou sous-estimons l’étendue de L’islamophobie – y compris au sein de notre parti gouvernemental, le Parti Conservateur -, nous secourons les membres de notre société qui cherchent à attiser la haine contre nos communautés musulmanes.» Dans la mention au Parti Conservateur, un lien apparaît vers un article de presse qui parle de les critiques de l’Islam par les membres de ce parti (par exemple, cette opinion d’un politicien conservateur est mentionnée: «nous serons un pays musulman au sens de la charia si le travail entre en jeu»). C’est-à-dire que Hellyer raconte une attaque anti-musulmane en Nouvelle-Zélande avec les critiques de l’Islam que certains hommes politiques font parfois à l’autre bout du monde.

Le journal El País dit de l’islamophobie ce qu’il ne dit pas de la chrétiennophobie

Dans le même ordre d’idées, le journal socialiste espagnol El País publie un éditorial intitulé: «Attentat islamophobe». Le sous-titre de cet éditorial se lit comme suit: «Les discours de haine contre la communauté musulmane ne peuvent avoir une place dans une démocratie.» Le texte se termine par ces mots: «La lutte contre l’islamophobie est un devoir et un test de qualité pour les démocraties.» Cette déclaration est frappante dans un journal qui n’a jamais publié d’appel à la lutte contre la chrétiennophobie, bien qu’il soit la principale raison de persécution contre les croyants (dans le monde, 3 sur 4 persécutés en raison de leur croyance sont des chrétiens) et qu’ils sont, comme aujourd’hui, les cause de 77% des atteintes à la liberté de religion en Espagne. Les attaques que les moyens de gauche tels que El País ont tendance à rendre invisibles, peut-être parce qu’une grande partie de ces expressions de haine proviennent de la gauche politique. Ce journal est en fait un exemple clair de média aux préjugés anti-catholiques: El País est venu comparer l’Irlande au Pakistan il y a plusieurs mois et a également comparé Asia Bibi – une mère chrétienne condamnée à mort pour blasphème au Pakistan – avec Willy Toledo, acteur communiste espagnol qui fait face à des affaires pénales pour des attitudes telles que se moquer des meurtres de catholiques dans la Guerre Civile espagnole.

La réaction inégale lorsque les islamistes ont assassiné 148 chrétiens

Le double critère utilisé par les médias progressistes en matière d’islamophobie et de christianophobie comprend également des réactions aux attaques terroristes. Le 2 avril 2015, des terroristes islamistes ont attaqué l’Université Garissa au Kenya, tuant 148 chrétiens. Les terroristes cherchaient des chrétiens pour les tuer en tirant dessus et en les décapitant. Le mobile clairement chrétiennophobe de ce massacre a été déguisé par de nombreux politiciens et médias. Au Parlement européen, les partis de gauche ont tenté de supprimer toute référence aux chrétiens dans la motion de condamnation du massacre. The Guardian et El País n’ont alors lancé aucun appel contre la christianophobie, alors que ces terroristes avaient clairement motivé ces terroristes à choisir et tuer de manière cruelle leurs victimes. Il n’y a pas eu non plus d’appels politiques et médiatiques contre la christianophobie, sauf exceptions honorables, avant le génocide de milliers de chrétiens au Nigéria, qui se déroule devant le silence ahurissant des médias en Occident. Pourquoi ce double standard? Les vies des chrétiens valent-elles moins que celles des autres êtres humains? Où est la limite de l’aversion des politiciens et des médias occidentaux contre le christianisme?

(Photo: Reuters / Thomas Mukoya. Des volontaires de la Croix-Rouge du Kenya portent le cercueil avec le corps de Mildred Yondo, une étudiante tuée lors de l’attaque terroriste perpétrée à l’Université de Garissa le 2 avril 2015)

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